Monod, Gustave

Enseignant de vocation, il est reçu à l’agrégation de philosophie en 1912, Il prend son premier poste à l’Ecole des Roches de Verneuil-sur-Avre, qu’il occupe de 1911 à 1914.

Mobilisé en 1914, il sert pendant toute la durée de la guerre comme infirmier. Gravement blessé en avril 1918, il est amputé d’une jambe. Il reçoit la croix de guerre avec cinq citations en 1919. A l’issue de la guerre, il fonde avec Louis François, agrégé d’histoire, une « Ecole de la Paix ». De 1919 à 1933, il enseigne la philosophie en lycée, à Toulon, Avignon, Reims, Tours, Marseille, Paris.
En parallèle à sa carrière de professeur, en 1933, il est nommé directeur du cabinet d’Anatole Monzie, ministre de l’éducation nationale.
Il adhère au Comité de vigilance des intellectuels antifascistes en mars 1934.

En juin 1936, il est nommé inspecteur de l’académie de Paris par Jean Zay, ministre de l’Education nationale et des Beaux-arts;  il participera aux travaux du congrès du Havre et contribuera à la création des classes expérimentales d’orientation. Un an plus tard, il est chargé de mission pour les questions concernant l’organisation de l’enseignement du second degré, avec rang et prérogatives d’Inspecteur général de l’Instruction publique.
Il est démis de ses fonctions en décembre 1940 pour avoir refusé d’appliquer les mesures anti-juives décidées par le gouvernement, et est contraint de faire valoir ses droits à la retraite l’année suivante. Il rejoint le réseau de résistance «  Défense de la France  ».

Il est réintégré dans ses fonctions en 1945 et est nommé Inspecteur général de l’instruction publique. Le ministre de l’Education du gouvernement provisoire, René Capitant, le nomme directeur de l’enseignement du second degré. Il lancera l’expérience « classes nouvelles » et créera le Centre international d’études pédagogiques. Il participe avec François Goblot à la création des Dossiers pédagogiques pour l’enseignement du second degré ( futurs Cahiers pédagogiques ).

En 1946, Georges Bidault, président du Gouvernement provisoire de la république, le nomme membre de la Commission nationale provisoire pour l’éducation, la science et la culture. Il jette les bases de la Commission pour le futur plan Langevin-Wallon.
A sa retraite, en octobre 1951, il accepte le poste de président d’honneur de l’Ecole Nouvelle d’Antony.