Monod, Wilfred

Après des études de philosophie puis de théologie, Wilfred devient pasteur à vingt-cinq ans. Son ministère est marqué par les questions de la misère sociale et de l’impact de l’Evangile du salut. Il publiera de très nombreux articles dans les revues Le Christianisme social et L’Avant-Garde.

En 1907, il devient président de l’Union nationale des Eglises réformées de France, l’une des trois unions réformées constituées selon la loi française dite de « séparation des Eglises et de l’Etat ». Il est nommé professeur de théologie pratique à la Faculté de théologie de Paris en 1909, fonction qu’il exercera jusqu’en 1937.
En hommage à la mémoire de Jean Jaurès, il s’inscrit au parti socialiste en 1915.

Après la première guerre mondiale, il devient vice président de l’Alliance Universelle pour l’amitié internationale par les Eglises. Il fait partie de la délégation des Eglises de France à l’assemblée oecuménique constitutive du mouvement Life and Work, généralement traduit par « Christianisme pratique »;  il est chargé d’écrire la première version du message final.

Il participe activement au mouvement Faith and Order (« Foi et Constitution ») et à l’assemblée oecuménique constitutive de celui-ci en 1927 à Lausanne.

Avec son fils, le naturaliste Théodore, il fonde en 1923 le tiers-ordre protestant « Les Veilleurs », pour lequel la lecture des Béatitudes et la prière journalière jouent un rôle primordial.